Vendredi 11 octobre 2019, dans le 20ème arrondissement de Paris : nous présenterons un extrait « en chantier » du spectacle. L’entrée est libre. C’est dans le cadre de la Zone d’Expérimentation Facilitée imaginée par la ktha compagnie. Pour connaître le ieu et vous inscrire, envoyez nous un mail à contact(at)ciemk.com

PARKING est une pièce de théâtre immersive, qui se joue en extérieur. Chaque espace, chaque ville, chaque parking dessine une nouvelle topographie, une nouvelle approche.

C’est une chronique divisée en trois séquences, qui lie des drames intimes à des engouements collectifs, et des joies particulières à des défis communs. Tout s’y mêle, le tragique et le quotidien, le prosaïque et le poétique, on y parle comme on parle dans la vie, on s’y bat, on s’y rencontre, on questionne, on se demande : qu’est-ce qui fait de nous des individus ? Qu’est-ce qui nous réunit ? Qu’est-ce qui nous fait faire front commun ?
C’est une occasion de ne pas faire du théâtre au théâtre, de sortir, de ne pas avoir de porte à passer, de venir vers, d’aller à la rencontre, de ne plus se protéger derrière une configuration scène/salle, de se 
mêler.

CHRONIQUES D’UN MONDE OÙ LA POLITIQUE SEMBLE AVOIR ÉTÉ SIPHONÉE…

 

PARKING est une fiction en 3 parties et 17 personnages (joués par 6 interprètes). 

Partie 1 : Se retrouver – Céline bosse à l’hypermarché, Laurent est au chômage, leurs deux enfants, Quentin et Élodie, sont grands. On essaie de taire les rancoeurs, on s’aime au mieux. Le suicide de Thomas, un collègue de Céline à l’hypermarché, vient tout bouleverser.

Partie 2 : Se perdre – C’est l’enterrement de Thomas. Almira (sa veuve), Jeanne (sa mère), des proches. Le représentant syndical vient dire que ce n’est pas de sa faute. Quelques mois plus tard, Thomas est devenu une égérie dans les mouvements de grève et de protestation qui ébranlent le pays.

Partie 3 : Se grouper – Sylvie arrive pour travailler à l’hypermarché, mais elle n’arrive pas à sortir de la voiture. Les pressions sont trop lourdes. Autour d’elle vont se greffer ses collègues, et presque malgré elles et eux, une grève débute, comme un départ de feu.

« J’avais envie d’explorer, à travers ce spectacle, le sentiment de précarité, d’abandon peut-être, de ceux qu’on appellerait les gens. Les gens, qui sont souvent les autres que soi, qu’on considère dans leur masse dont on sait faire partie et dont on voudrait pouvoir se défaire, quelques fois. Les gens qui représentent la classe sociale dont je suis issu.

Les gens qui votent comme ci, les gens qui se comportent comme ça, les cibles marketing de certains produits, celles et ceux à qui s’adressent les journaux télévisés, celles et ceux pour qui parfois les pouvoirs publics réclament du divertissement et pas de l’art pour Parisiens, pour qui on fait des zones d’activités commerciales, à qui les présidentiables disent qu’ils les ont compris et qu’ils sont le coeur de la France, les vrais, les purs, les durs, ceux qui peinent, se lèvent tôt, sont au chômage mais ne doivent pas finir assistés par la société dont ils ne feraient alors plus partie, à qui ont vend des vacances, des télévisions, des programmes de fitness, des recettes de cuisine…

Cette classe sociale, qu’on appelle classe moyenne (parfois on met le terme au pluriel), qui semble condamner celles et ceux qui en font partie à ne jamais avoir un sentiment d’appartenance (comme on peut en avoir – a pu en avoir – dans le milieu ouvrier, comme on en a dans les milieux notables, dans la grande bourgeoisie et/ou le grand patronat), qui est une zone floue, celle de la majorité silencieuse à qui on fait dire ce qu’on veut, de personnes qui vivent entre la peur du déclassement, de la chute, de la précarisation, et l’envie d’accéder enfin à la classe d’au-dessus, celle qui connait des choses inaccessibles, qui marche sur ce qui est le plafond (de verre) des autres. »

Matthias Claeys

Gérérique :

Texte et mise en espace : Matthias Claeys

Avec : Clément Ballet, Marie-Julie Chalu, Matthias Claeys, Manon Gallet, Lucie Leclerc et Françoise Roche.

Mise en espace : Kévin Dez

Dramaturgie : Narimane Le Roux Dupeyron

Diffusion et développement : Mezzanine Spectacle

Crédit photo : Mercedes Cosano, Ryan McGuire

Projet soutenu par L’Espace Imaginaire, Mains d’Oeuvres, ARTCENA, La Lisière, À Mots Découverts, le Super Théâtre Collectif, et le collectif 360 ainsi que le Grand Parquet pour 4XPÂQUES.

PARKING sera créé au printemps 2020…

PARKING est une pièce de théâtre immersive, qui se joue en extérieur. Chaque espace, chaque ville, chaque parking dessine une nouvelle topographie, une nouvelle approche.

C’est une chronique divisée en trois séquences, qui lie des drames intimes à des engouements collectifs, et des joies particulières à des défis communs. Tout s’y mêle, le tragique et le quotidien, le prosaïque et le poétique, on y parle comme on parle dans la vie, on s’y bat, on s’y rencontre, on questionne, on se demande : qu’est-ce qui fait de nous des individus ? Qu’est-ce qui nous réunit ? Qu’est-ce qui nous fait faire front commun ?
C’est une occasion de ne pas faire du théâtre au théâtre, de sortir, de ne pas avoir de porte à passer, de venir vers, d’aller à la rencontre, de ne plus se protéger derrière une configuration scène/salle, de se 
mêler.

CHRONIQUES D’UN MONDE OÙ LA POLITIQUE SEMBLE AVOIR ÉTÉ SIPHONÉE…

 

PARKING est une fiction en 3 parties et 17 personnages (joués par 6 interprètes). 

Partie 1 : Se retrouver – Céline bosse à l’hypermarché, Laurent est au chômage, leurs deux enfants, Quentin et Élodie, sont grands. On essaie de taire les rancoeurs, on s’aime au mieux. Le suicide de Thomas, un collègue de Céline à l’hypermarché, vient tout bouleverser.

Partie 2 : Se perdre – C’est l’enterrement de Thomas. Almira (sa veuve), Jeanne (sa mère), des proches. Le représentant syndical vient dire que ce n’est pas de sa faute. Quelques mois plus tard, Thomas est devenu une égérie dans les mouvements de grève et de protestation qui ébranlent le pays.

Partie 3 : Se grouper – Sylvie arrive pour travailler à l’hypermarché, mais elle n’arrive pas à sortir de la voiture. Les pressions sont trop lourdes. Autour d’elle vont se greffer ses collègues, et presque malgré elles et eux, une grève débute, comme un départ de feu.

« J’avais envie d’explorer, à travers ce spectacle, le sentiment de précarité, d’abandon peut-être, de ceux qu’on appellerait les gens. Les gens, qui sont souvent les autres que soi, qu’on considère dans leur masse dont on sait faire partie et dont on voudrait pouvoir se défaire, quelques fois. Les gens qui représentent la classe sociale dont je suis issu.

Les gens qui votent comme ci, les gens qui se comportent comme ça, les cibles marketing de certains produits, celles et ceux à qui s’adressent les journaux télévisés, celles et ceux pour qui parfois les pouvoirs publics réclament du divertissement et pas de l’art pour Parisiens, pour qui on fait des zones d’activités commerciales, à qui les présidentiables disent qu’ils les ont compris et qu’ils sont le coeur de la France, les vrais, les purs, les durs, ceux qui peinent, se lèvent tôt, sont au chômage mais ne doivent pas finir assistés par la société dont ils ne feraient alors plus partie, à qui ont vend des vacances, des télévisions, des programmes de fitness, des recettes de cuisine…

Cette classe sociale, qu’on appelle classe moyenne (parfois on met le terme au pluriel), qui semble condamner celles et ceux qui en font partie à ne jamais avoir un sentiment d’appartenance (comme on peut en avoir – a pu en avoir – dans le milieu ouvrier, comme on en a dans les milieux notables, dans la grande bourgeoisie et/ou le grand patronat), qui est une zone floue, celle de la majorité silencieuse à qui on fait dire ce qu’on veut, de personnes qui vivent entre la peur du déclassement, de la chute, de la précarisation, et l’envie d’accéder enfin à la classe d’au-dessus, celle qui connait des choses inaccessibles, qui marche sur ce qui est le plafond (de verre) des autres. »

Matthias Claeys

Gérérique :

Texte et mise en espace : Matthias Claeys

Avec : Clément Ballet, Marie-Julie Chalu, Matthias Claeys, Manon Gallet, Lucie Leclerc et Françoise Roche.

Mise en espace : Kévin Dez

Dramaturgie : Narimane Le Roux Dupeyron

Diffusion et développement : Mezzanine Spectacle

Crédit photo : Mercedes Cosano, Ryan McGuire

Projet soutenu par L’Espace Imaginaire, Mains d’Oeuvres, ARTCENA, La Lisière, À Mots Découverts, le Super Théâtre Collectif, et le collectif 360 ainsi que le Grand Parquet pour 4XPÂQUES.

PARKING sera créé au printemps 2020…